WORKSHOP ICI BIENTÔT ! LES PERSPECTIVES

13413538_10206827006049540_8776009998737268205_nPerspectives depuis la Rue de la Ville – photo de Karine

Vendredi c’est bilan ! Affichette sur la porte pour expliciter la fermeture… Et oui ! c’est comme si nous faisions déjà parti du paysage de la rue  !

Le bilan collectif est enthousiaste : belle énergie d’équipe, enquête nourrie et efficace, accueil chaleureux des commerçants et passants, espace de travail adapté, perspectives riches… Hormis les voitures qui frôlent le bâtiment à toute bombe, la boutique a vraiment pignon sur rue et se trouve au carrefour des flux aussi bien que des envies ! Les perceptions négatives sont liées au manque de temps de préparation en amont, avec une semaine un peu trop chargée qui aurait pu être plus tranquille si nous avions pu distiller certaines parties du programme ou mieux anticiper. Nous espérons que des moyens financiers supplémentaires permettront de pallier à ces problèmes récurrents pour pouvoir se préserver un peu plus et garder nos belle énergie !

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En plus petit comité on imagine les suites : nos moyens très réduits nous contraignent à continuer à travailler sur la production du projet, tout en suivant le fil de la démarche mais cela sans engagements fermes. Nous sommes assez convaincus que cette boutique est vraiment adaptée à nos besoins, très visible, centrale… La rue de la ville est tant d’un point de vue patrimonial, qu’esthétique, sociale, ou politique un espace stratégique . Notre envie première de travailler sur le quartier Beaubrun nous pousse toutefois à nous questionner sur les liens possibles avec le cœur du quartier situé en contre haut. Nous imaginons donc une stratégie pour maintenir le QG de réflexion collective pendant au moins un an Rue de la Ville et envisageons des extensions ou un déplacement ensuite Rue Beaubrun, une rue aussi stratégique, plus lointaine et compliquée.

Pour maintenir et conforter la dynamique collaborative il semble important de concevoir des formats de projets coconstruits qui impliquent vraiment les associations et partenaires, en mettant au cœur les envies de chacun.

Deux projets semblent alors se dessiner :

>l’un tourné sur l’accompagnement à la création et la mutation d’activités (commerces, services et même activités associatives) piloté par le CREFAD potentiellement en lien avec le BABET, le CIDFF, les commerçants, les structures institutionnelles associées (SEM, CCI, assos de commerçants…) qui peut bien sur intégrer les autres membres du collectif. Un projet spécifique autour de entrepreneuriat féminin déjà lancé pourrait participer de la dynamique. Reste à voir aussi le lien avec le projet de la rue de la République porté par Saint Étienne Métropole.

>l’autre axe de travail se déploierait autour de la Rue de la Ville en elle même comme espace public porteur de mémoires et d’imaginaires. Nous imaginons un travail d’enquête ethnographique, une forme de laboratoire de conception pour mettre en vitrines l’histoire et les mémoires de cette rue incroyable. Ce volet, piloté par Carton Plein associera les comédiens du collectif X, des chercheurs, l’équipe de graphistes de TYPOTOPY, l’école de  l’oralité notamment via musique à Beaubrun, Yoan Coste ingénieur son… Des liens avec la Ville seront à construire, puisque qu’un centre d’interprétation du patrimoine serait en projet en contre haut dans la « Maison François Premier ».  L’objectif de ce travail de création serait de scénographier la rue de manière résolument contemporaine, et d’investir donc les boutiques et l’espace public, et pourrait aussi intégrer des formes spectaculaires comme les traversées déjà expérimentées par Carton Plein avec OVNI.

Affaire à suivre… Nous devrons rapidement structurer l’action collective, repenser nos outils de travail, nos temps de coordination, les formes de rencontres avec le collectif élargi,ses contours, la place de ceux qui veulent rejoindre la démarche… Nous avons encore quelques belles réunions en perspectives !

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WORKSHOP ICI BIENTÔT ! LES PORTES GRANDES OUVERTES

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Dès 16h arrivent les premiers visiteurs : voisins curieux, technicienne de la CCI, association Sainté shopping, quelques commerçants, passants, partenaires, élus… Nous avons imaginé des pôles pour partager l’enquête et l’enrichir. Un premier fait le point sur les enjeux urbains, synthétise les regards des commerçants sur le secteur, fait le bilan des projets urbains. Plus loin la frise chronologique prend forme et se nourrit des photos d’archives emmenées par certains commerçants, notamment M. Chauvet dont la boutique se révèle décidément être un vrai musée. Un autre pan de mur projette des photos des 3 jours de workshop, avec à côté une cartographie des acteurs impliqués ou concernés par les Rez de chaussée urbain et notre travail. Elle se complète avec les coordonnées et échanges du jour. Reste un pan de mur sur les perspectives et notamment l’on recueille des idées et envies d’occupation du lieu : espace de coworking, lieu de répétition de théâtre, délocalisation de réunions des structures du quartier, formations, ateliers, boutique test… On imagine aussi d’autres réinvestissements de boutiques. La vitrine évolutive attrape des morceaux de conversations, des regards, des réactions pour les afficher illico.  À l’extérieur, à côté du pôle accueil, la table Je cherche / Je propose permet de recueillir et de discuter autour d’annonces réelles : qui sont les porteurs de projets ? quelles sont les demandes ? quelles sont les offres ? les loyers sont ils adaptés ? Quelles nouvelles activités ? Comment mieux les accompagner ?…  Un dernier pôle permet de saisir quelques portraits sur le vif. Nous proposons un petit dispositif emprunté à la boite de production Les Beaux Yeux et l’agence Plausible possible. Sur un cahier, nous inscrivons des questions. Les interviewés les lisent, tournent les pages et répondent spontanément. Anthony capte ces regards.

WORKSHOP ICI BIENTÔT ! JOUR #3

Dernier jour de workshop ! Tout le monde (une dizaine de personnes encore ce matin) est en ébullition. On commence par faire un tour des commerçants pour les ré-inviter à la présentation du soir. C’est important !

On commence par le plan d’action journalier. « Et des actes ! » est le leitmotiv de la journée : c’est comme cela que l’on a intitulé la journée.

Deux équipes se dessinent pour l’atelier du matin. L’un autour d’Eddie Javel de Zoomacom autour du numérique pour prolonger les outils collaboratifs et créer du lien entre les nombreux acteurs du projet après le temps fort du workshop.

La deuxième équipe accueille Céline Duris de Saint-Étienne Métropole et Josyane France de la Cité du design. Nous voilà dans les questions plus précises de production du projet. Comment utiliser le soutien de la Cité via Human Cities pour tenter d’obtenir d’autres fonds publics ? Comment faire en sorte que les collectivités locales soutiennent le projet ? Pourquoi et sous quelle forme ? Quelle stratégie opérer ? Ce n’est pas évident car notre projet – bien qu’il soit vraiment bien reçu par l’ensemble des partenaires publics- sort toujours des cases et des secteurs d’interventions prioritaires ou des calendriers… il faut alors ajuster, distorde… On va trouver ! On attend le soir pour rencontrer les élus et techniciens concernés.

Céline Duris est en charge de l’accompagnement à la création d’activité, sur le champ de l’innovation. Saint-Étienne Métropole travaille à la création d’une pépinière multi-sites qui prendrait place rue de la république dans les boutiques vides pour accompagner l’installation de porteurs de projets. Nous cherchons comment faire converger nos projets car Ici bientôt se dessine dans cette même problématique. Le B.E.A.U. avait déjà proposé des boutiques tests et accompagné des porteurs de projets à trouver local à leur goût. C’est aussi l’idée de prototyper des services communs…

Avant de manger, atelier Scénographie et préparation de l’accueil du grand public prévu pour 16H jusqu’à 20h ! Comment accueillir le public ? Sous quelle forme ? Où installer quoi ? Toutes les données ne sont pas encore triées et digérées et il faut qu’elles soient lisibles et amendables le soir même par les invités et les passants. Il faut aussi avoir une vision plus claire de nos envies et des suites possibles du projet ! L’affichage se réinstalle, s’éclaircit. Des pôles de travail se constituent.

L’après-midi l’équipe Accueil peine à tout faire en même temps ! Les personnes venues pour l’atelier sont mobilisées pour réaliser des entretiens avec les passants : un restaurant cherche à vendre son fond de commerce et voudrait mobiliser la ville pour transformer la place Boivin pour accueillir des terrasses ; un autre vient témoigner de l’histoire de la rue où il est né et évoque la grande période Arménienne… Bref tout le monde à quelques chose de passionnant à nous raconter.

Entretiens COMMERÇANTS // SPA L’antidote // 20 rue de la Ville

SPA L’antidote // 20 rue de la Ville

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Parcours de vie : M. Lauvernet est le propriétaire du centre mais n’est pas là. Il a un autre centre de bien être à Montbrison. Plusieurs employés y travaillent dont une gérante. Avant ils étaient installés aux Ursules. Proposent des soins sur rendez-vous. Ouvert du lundi au samedi. Ils sont installés depuis presque deux ans (en novembre). Avant c’était une des rues les plus commerçantes de la ville.

Activité commerciale : Des clients habitués ne viennent plus depuis le déménagement. Les gens n’aiment pas la Rue de la Ville, elle a une mauvaise image. L’installation du bar à côté amène une autre clientèle et une autre ambiance. Le passage n’est pas si important que ça. Mais c’est surtout l’image de la rue qui est dégradée. Il y a un grand souci avec les voitures qui viennent. Il faudrait installer une borne pour les résidents. Maintenant plus c’est quand même mieux, les tensions sont moins fortes mais on appréhende l’été… On craint les bagarres. Le propriétaire a fait de gros travaux. Il doit attendre 4 ans pour rentabiliser, donc pas de projet de déménagement pour le moment. Le local est très agréable ceci dit, bien réaménagé, les cabines sont très calmes.

Ici bientôt !? C’est super. C’était très dur de perdre le salon de thé à côté après le magasin de vêtement. Avoir des voisins c’est déjà super. Après intervenir dans la rue c’est plus que nécessaire. Il faudra rencontrer la gérante et le patron !

WORKSHOP ICI BIENTÔT ! JOUR #2

C’est reparti ! On commence la journée par une synthèse de ce qui s’est passé la veille. Aujourd’hui Julie et Mathilde aux manettes lancent un atelier pour accueillir les porteurs de projets et un atelier de plein air pour aller rencontrer les passants ! Une équipe continue les entretiens commerçants et met en place une synthèse.

Mathilde propose une variante des porteurs de paroles, une méthode qu’utilise le CREFAD pour créer du débat dans l’espace public. Deux groupes se forment, les rencontres se passent. Beaucoup de questionnements sur le sens de la projection à ce stade, des formes qui permettent d’ouvrir le débat et de sortir des réponses toutes faites. On expérimente ! C’est aussi le sens de ce workshop ! Nous en saurons plus demain sur la synthèse de ce qui a été recueilli.

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Les porteurs de projets sont réunis autour d’une grande table et partagent leur demandes, besoins… Zoomacom qui cherche à élargir son espace, le Remue-méninge qui voudrait déménager, 3 designers fraîchement sorties de l’école qui désespèrent de trouver un local pour monter leur projet autour du design culinaire, un groupe de thérapeutes qui veulent créer un espace de croisements des pratiques de soin, un espace cantine pour traiteurs, des artistes qui se projettent dans des formes de diffusion ponctuelles ou des lieux mutualisés, et d’autres encore…?  Très vite on s’interroge, faut-il se regrouper ou se disséminer dans différents quartiers ? Comment mieux accompagner les porteurs de projets ? Quels sont les freins ?  Le groupe de designers témoigne de leur difficulté à trouver un local : frais d’agence démesurément élevés, normes à respecter, découragements de certains commerçants… parcours du combattant ! Les échanges de regards et de compétences permettent d’ouvrir un peu les perspectives… Se posent de nouvelles questions : souvent un projet se dessine, se murit, s’affine, mais il faut ensuite réajuster avec le contexte, l’implantation, la configuration du local… entre projets d’implantation à long terme, investissement, âme d’entrepreneur ou expérimentateurs qui ont besoin de tester avant de se lancer, les démarches sont multiples ! Le CREFAD a à cœur ce souci de l’accompagnement et s’interroge sur les outils pour le faciliter.

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À TAAAAAAAABLE !!! Magnifique repas concocté par Élodie et Corentine avec amour… Important de bien s’alimenter !

L’après-midi, nous accueillons Anne Lebeau, Chef de projet urbain, à Ville de Saint-Étienne, Virginie Reynaud Chef du Service Politique de la Ville de Saint-Étienne et Mélanie Davenas de Cap Métropole, pour comprendre la démarche de la Ville dans le quartier Tarentaize Beaubrun. La Rue de la Ville a été intégrée au périmètre prioritaire. C’est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle nous dit-on. En effet, cela signifie à la fois une paupérisation de la rue car ce dispositif est basé sur un critère unique basé sur le revenu des ménages, et, en même temps, cela permettra de nouveaux moyens d’intervention. Concrètement ces moyens ne seront pas là tout de suite car dans le processus de projet urbain, cela commence par une phase d’études : études de l’état du bâti, étude patrimoniale, étude économique… Le secteur était en effet peu connu car il n’était pas compris dans la géographie des territoires prioritaires. La phase d’étude est en cours et va se prolonger pendant au moins un an. Mélanie Davenas est particulièrement chargée de l’étude des immeubles dégradés qui peut donner lieu à des projets de réhabilitation. Certains immeubles peuvent ainsi être rachetés par la Ville qui cherche ensuite un porteur de projet pour effectuer de belles réhabilitations. Certains immeubles trop dégradés pourront être préemptés sur vente pour permettre à la Ville d’opérer en évitant les projets fragiles. Ces réhabilitations ont déjà permis de remettre en état 30 immeubles à Beaubrun. Mais cela se fait sur des temps longs… Ils peuvent aussi acheter certains immeubles dans des copropriétés pour prendre place et impulser des transformations.

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Anne Lebeau et Mélanie Davenas nous dressent un état des lieux des enjeux du quartier plus globaux. Jusque-là la stratégie urbaine des collectivités était plutôt tournée vers le lien avec la porte Ouest de la ville en valorisant Beaubrun Tarentaize côté boulevard urbain, côté Parc Couriot, Maison de l’emploi, Musée de la mine… Aujourd’hui, la stratégie urbaine s’inverser avec une volonté d’accroche à l’hyper centre : donc, c’est ici que ça se passe ! Le secteur a beaucoup de potentiel avec son caractère patrimonial. On note toutefois dans la rue de la Ville un effet de rupture forte, produit entre autre par la topographie, mais aussi par un changement d’ambiance… Le secteur bouge beaucoup ces derniers temps. Nous regardons les relevés successifs de direction économique de la ville et on constate une forte augmentation du taux de vacance.

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Elles nous parlent de la mise en place d’un schéma des espaces public à l’échelle du quartier avec un fort enjeu de mise en lien des espaces entre eux. Mais tout ceci n’est encore qu’en phase d’étude… Nous intervenons en effet dans une période particulière, puisque nous sommes en amont, les procédures ne sont pas encore en place, un contexte très différent de celui de l’implantation du B.E.A.U. dans le quartier Jacquard.

Virginie Reynaud est chargée de l’appel à manifestation AMI Ville durable, un  programme d’investissement d’avenir d’état. 65 villes ont postulé et Saint-Étienne fait partie des 20 villes lauréates avec un programme situé sur ce quartier. Ce programme doit payer le surcoût à l’innovation. La candidature stéphanoise repose autour de l’augmentation du « reste pour vivre » des habitants. Il s’agit de ce qui reste quand on a fait les dépenses incompressibles. Il s’agit de travailler la rénovation urbaine par ce biais là autour de la transition énergétique… Il s’agit de penser une meilleure gestion de certains services les plus coûteux comme l’éclairage public… Un volet s’intéresse à l’économie circulaire mais aussi à l’ouverture des données numériques, les questions d’énergie… La candidature finale doit être déposée en fin d’année. Alors il faut se préparer !! Bientôt un Pitch camp des usages – 5 minutes pour présenter des usages du quartier pour les prendre en compte dans les services numériques en invention … C’est compliqué mais bien expliqué ! 2 ateliers sont aussi proposés en juin pour avancer sur la candidature. Celle-ci devrait donner lieu à des appels à projets et des conventions d’innovation, plein de moyens pour faire des choses innovantes à Beaubrun dans le sens du développement durable ! WAhoooo ! En espérant trouver une petite place dans tout cela !

Laurie réalise une belle carte de synthèse pour mieux comprendre les enjeux urbains….

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L’équipe d’accueil reçoit tout l’après midi plusieurs visites de gens venus nous dire : « c’est génial ce que vous faites ! ».  Une femme artisane en marqueterie nouvellement arrivée qui cherche un local atelier pour faire ses meubles , prête à mutualiser avec d’autres ; Hélène du quartier voudrait s’investir dans le conseil citoyen qui se met en place et aime ce quartier pour sa diversité culturelle ; le fameux DJ Rucangola vient nous encourager !… Même une dame de la Métare, venue suite à l’article paru dans la Tribune le Progrès vient nous raconter l’évolution de ses commerces de proximité ! Une ancienne commerçante de la rue nous laisse ses contacts pour un entretien et nous dit : « le maire sait ce que vous faites ?! Mais il faut le voir il est tellement dynamique et motivé, il va vous aider ! Je vous donnerai ses contacts ». La commerçante qui fait face à la boutique nous regarde depuis son pas de porte. La plus « ancienne » de la rue qui tient son commerce depuis 40 ans est plus que ravie !! « Restezzz » nous dit elle ! « je revis! ». Cela fait un an que le salon de thé Rive Gauche auquel nous succédons est parti ! « Il faut vraiment rester c’est génial cette jeunesse, cette effervescence ! ».

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Nous réalisons aussi quelques entretiens, notamment avec Karima Chouchou du Babet investie sur l’insertion et l’emploi.  Journaliste sur le Net, insatiable bonne humeur et énergie pour rencontrer de nombreuses personnes en grande difficulté et  les aider à surmonter les épreuves qui les mèneront à l’emploi. La boutique est loin de Beaubrun qui semble isolé plus haut… C’est pourtant pas loin : serait-il possible de délocaliser des sessions d’accompagnement ? à réfléchir !

Voilà voilà… des pistes à prolonger demain…

ENTRETIENS COMMERÇANTS // Café du Vieux Saint-Étienne // Rue du Théâtre

Café du Vieux Saint-Étienne // Rue du Théâtre

Parcours de vie : Cela fait 8 ans que monsieur Gourgaut est installé et gère le café du vieux Saint-Étienne, mais bien 30 ans qu’il est commerçant dans le quartier Beaubrun. En effet, il a eu un commerce de reprographie en 1981. Il a commencé en tant que commerçant dans la vente de papier. C’est en prospectant et en discutant avec les commerçants de l’époque, qu’il s’est rendu compte de la demande importante. C’est ainsi que la boutique MPS à vu le jour. Qui est devenu par la suite ByeEkinox. Cette boutique vient d’être rénovée. Sa passion pour la restauration et « ses petites tambouilles) l’a amené par la suite à ouvrir son propre café restaurant. Vivant au dessus de son magasin de reprographie et n’ayant pas de voiture, le quartier Beaubrun était l’endroit idéal pour s’implanter. Monsieur Gourgaut à également été trésorier de l’association des commerçants de la rue Georges Tessier dans les années 1990. Période où les commerces étaient florissants.

Activité Commerciale : Le café du vieux Saint-Étienne accueille une clientèle variée, des professions libérales, du personnel de chantier, ou encore des connaissances. Il s’agit d’un petit restaurant proposant le repas du midi, café, ou petit apéro entres amis. Monsieur Gourgaut est seul à gérer son affaire. Ayant fait partie de l’association des commerçants et étant implanter depuis 30 ans, il a de nombreuses connaissances au sein du quartier,  jusqu’à l’avenue de la libération.

Enjeux et perspectives : En 3 ans de commerce, il a eu l’occasion de voir le quartier évolué. Dans les années 1900, rue de la ville il y avait des magasins de chapeaux de grandes qualités, en 1980, une population arménienne est arrivée avec un sens aigu du commerce. Ce qui à valus une forte activité à ce moment-là dans le quartier. S’est installé ensuite une population d’origine Turque. C’est autour des années 2000 que les commerces ont commencé petit à petit à se vider avec des travaux importants notamment au niveau de la place du peuple, des palissades pénalisant les commerces aux alentours, une politique de la ville visant à désengorger le centre ville de toutes voitures. Ce qui a entraîné une perte de dynamique du quartier. Néanmoins, beaucoup d’idées ressortent pour réactivé ces rez de chaussées vacants : un travail sur l’éclairage publique, des enseignes remises en formes, les rues pavées restaurées avec de véritables pavés, des rues sous vidéo-surveillance pour remettre en confiance les habitants et commerçants du quartier, ajouter des trompes l’œil pour embellir les rues, condamner le passage des voitures dans la rue de la ville. On note une grande motivation de sa part pour re-dynamiser le centre ville !

Entretiens COMMERÇANTS // St Crepin cordonnier // 17 rue de la ville

Entretien commerçants – 7 juin 2016
Boutique : St Crepin – cordonnier
Adresse : 17 rue de la ville
Nom : Hratch Jingoiezian DSC_0546P1020516
PARCOURS DE VIE : Originaire du Liban, Hratch est arrivé en France à Marseille puis à Vienne. À Vienne il faisait de la confection de chaussures à domicile (pour Stéphane Kelian notamment) . Il y a 15 ans, il a pu acheter la cordonnerie de la rue de la Ville et s’est installé à Saint-Étienne. Il habite dans le quartier près de l’amicale laïque de Beaubrun.

ACTIVITÉ COMMERCIALE : La boutique existe comme cordonnerie depuis 1928. L’ancien propriétaire s’appelait Adrien Glazian. Il était président (ou au moins impliqué ) dans l’association des commerçants. Hratch travaille tout seul. Auparavant, il travaillait beaucoup avec la clientèle des magasins de vêtements de luxe des alentours. Il connait peu les nouveaux commerçants, ils se disent juste bonjour et va les voir quand il y a quelques problèmes. Il note que ceux qui ont fermé ont connu un changement de génération… Beaucoup sont décédés et d’autres ont cédé au désespoir. C’est la cordonnerie la plus ancienne de Saint-Etienne. Il considère que son activité anime la rue avec ses clients qui sont fidèles. Son activité marche moins bien depuis 2 à 3 ans, comme les autres activités commerçantes de la rue. Il trouve que l’activité des coiffeurs et du bar à chicha est potentiellement envahissante : les clients garent parfois leurs voitures devant son magasin et s’installent sur la rue. Il trouve que ça donne une mauvaise image.

ENJEUX ET PERSPECTIVES : La rue est mal entretenue, un peu perdue et déconnectée du centre, mal éclairée et avec un sol inadapté, glissant. Il aimerait que les travaux d’aménagement se fassent rapidement.