OUÏE ! Dernière ligne droite !

Et voilà !!! Du terrain, soit presque 50 entretiens réalisés auprès d’habitants de commerçants, de passants…. nous voilà en train d’extraire de quoi interpeler les auditeurs du projet OUïE ! Dans quelques jours les parcours sonores seront opérationnels !

P1170099P1170057

Voilà le magnifique plan de notre ballade sonore…. Magnifique synthèse !

P1170584

Et par ici les tests in situ – pour recontextualiser les données, trouver les indications pour ne pas perdre en route les voyageurs….

P1170410     P1170387 P1170341 P1170400

Rendez-vous le 16 mars pour l’ouverture des ballades au public !

TYPOTOPY PREND LA MESURE DE LA VILLE !

Et c’est parti pour le repérage In situ de tous les supports d’installation des dispositifs d’écoute sonores du projets OUIE! Enfin c’est bon nous avons l’autorisation d’intervenir sur la façade de la maison François 1er en rénovation qui sera bientôt ouverte au public… Croquis, projections, rencontres avec les techniciens! Préparations toujours intense ! L’équipe de scénographes imagine la spatialisation du projet sur les façades et dans les vitrines ! TYPOTOPY invite à considérer la vitrine comme interface. http://typosainte.tumblr.com/

P1170298 P1170293

Ensuite ils vont mesurer les vitrines et discuter avec les 5 commerçants volontaires pour transformer leurs vitrines avec l’aire précieuses de lycéens. Du 27 au 31 mars une semaine de workshop avec le lycée technique Henaff prendra place autour de la création d’enseignes et de la peinture en lettres.

P1170327 P1170321 P1170319A ne pas manquer ! Le Jeudi 30 mars, temps fort « Ma boutique, sa vitrine et son enseigne » permettra à TYPOTOPY d’ouvrir son laboratoire en invitant artistes, designers, techniciens des villes, coloristes à échanger et expérimenter !

Visite et projection d’activités dans un local !

Ce mercredi 8 janvier, dans le local de l’ancien Sublime mariage situé au 19 de la rue de la Ville, une foule inhabituelle foulait le sol.

Deuxième visite de locaux pour l’équipe d’Ici-bientôt en compagnie des associations « Les moyens du bord » et « Terrain d’entente » et Valérie, en charge de la gestion de ce bien. Au programme : repérage des lieux, projection des futurs usages et identification des petits travaux à réaliser pour héberger les différentes activités.

20170208_123448

Dans ce local, d’une superficie de 45 m², se dessine, pendant le temps de la biennale deux programmes cohabitant l’un avec l’autre :

– les ateliers d’écritures de l’association « Les moyens du bord, portant le projet « Ecrits sur Beaubrun ». En quelques mots c’est un rendez-vous interateliers d’écriture existant sur l’ensemble de l’agglomération stéphanoise et qui pour le printemps des poètes ont étés relocalisés rue de la Ville, dans le cadre de l’occupation des rez-de-chaussée vacants, organisé par « Ici bientôt » pour la Biennale design Saint-Etienne 2017. À cette occasion, les ateliers sont gratuits pour les personnes qui souhaitent les découvrir.
Inscription de 12 à 15 personnes en fonction des animateurs
Contact :  lesmoyensdubord42@gmail.com, 04 77 37 28 27


– le salon de thé des adhérentes de Terrain d’entente. Il est prévu de proposer thé, café, pâtisseries, du mardi au samedi après midi, en dehors des ateliers écriture. Les adhérentes de l’association organiseront des tours de rôle pour être présentes dans la magasin durant toute cette période. Certains après-midis seront consacrés aux ateliers écriture. Une demi-journée est prévue pour les enfants qui participent à l’atelier écriture à la médiathèque.
Prenant la forme d’un test pendant le mois de la biennale, le souhait est de pouvoir pénaliser l’activité ! On espère que ça va marcher !
Contact : GUNTHER Josiane, pour terrain d’entente : 06 98 95 91 37, josianegunther@orange.fr 

 

20170208_123434

On vous attend nombreux pour venir expérimenter les ateliers d’écritures & participer, le temps d’une pâtisserie le salon de thé.

A très vite,
Ici ou là
Thomas

Les Cafés MuZBoB, scène ouverte des musiques du mondes

Un balafon, un bendir, une clarinette, une guitare; créer des rencontres et faire jouer, encore et toujours les répertoires musicaux, tellement riches, présents à Saint-Étienne.
Voilà le défi de l’Ecole de l’Oralité qui organise ces cafés interculturels, un temps pour partager des chansons, des morceaux de répertoires traditionnels acoustiques.

Pour participer, pas besoin d’être un professionnel mais simplement avoir envie de proposer un morceau, une histoire …

Ça se passe chez Ici-Bientôt !
Retrouvez leur projet MuZBoB à travers les ateliers de percussions et la Chorale de Beaubrun ( tous les mercredis au local 40 Rue de la Résistance ).

Untitled-1

16427322_554430791417090_441156391328718456_n

Anouar pour Ici-Bientôt.

OUÏE! le labo sonore en plein boom !

Notre projet de création sonore se poursuit dans le quartier à partir des mémoires liées au travail et à l’immigration. ÇA Y EST, NOUS LUI AVONS TROUVÉ UN NOM : ce sera OUÏE !!! Différents entretiens ont été menés avec des commerçants, des habitants et autres personnes ressources. Pendant la Biennale du design, des parcours sonores, mais aussi des installations et des performances auront lieu dans l’espace public et les boutiques du quartier. TYPOTOPY viendra nous aider à scénographier les parcours sonores en vitrines relookant être dynamisant cette partie de la ville un peu oubliée… L’inauguration officielle de ce projet aura lieu le 16 mars prochain.

p1160885
Reconnaissez vous le graveur de la place du peuple – Prenez donc le temps de discuter !?

Nous amorçons le déruschage montage et nous régalons. Un grand merci à tous les volontaires, ces souvenirs et réflexions nous bouleversent et nous questionnent beaucoup en retour…  Quelle vie sociale hier dans le centre ville ? Comment rendre compte de cette effervescence, de ces flux ? Quelles évolutions majeures et comment infléchir le déclin du commerce ? N’a t on pas minimiser le rôle de la famille dans le maintien des dynamiques locales ? Quelles nouvelles formes pour les échanges générationnels ? Quelle place pour le travail hier et aujourd’hui ? Comment repenser la ville a partir des données contextuel du non plein emploi ? Quels types de solidarités perdurent et que vont elles devenir ? Demain mourra t on dans l’anonymat d’un quartier d’ancrage que nous connaitrons à peine ou allons nous repenser l’ancrage comme valeur ?

img_8768
Et Shaïma collection ? Une patronne passionnée, grande voyageuse et fan de la rue de la ville…

Avec ce projet le voisinage et l’attachement au quartier semble devenir une valeur, un terreau fertile fragile à cultiver… Ce projet nous interroge aussi sur cette ville à l’identité cosmopolite accueillante pour les travailleurs du monde entier. En plein discours de replis et fermeture sur soi, les anciens ont beaucoup à nous réapprendre de cette solidarité ouvrière et de ces bras tendus qui ont construit le socle de la vie urbaine ! 

2
Entretien au Musée du vieux Saint-Etienne – voyage à travers les descriptions passées des ambiances de rue…

Nous replongeons dans le son avons hâte de vous faire partager toutes nos réflexions et émotions ! En espérant pouvoir donner un bel écho à chacune de ces prises de paroles magnifiques….

Cafés cosmopolites, la projection !! 16 Janvier 2017 à 17H

projection2

« Sociologie de comptoirs, cafes cosmopolites », est un film photographique qui traite des cafés de quartier de Saint-Etienne comme lieux de mémoire de l’accueil de générations successives de migrants arrivées à Saint-Etienne dans la deuxième moitié du 20ème siècle de divers horizons. Fortement lies àla vie ouvrière, ses estaminets aux formes architecturales et sociales traditionnelles, sont aujourd’hui en voie de disparition. Ils gardent cependant la mémoire des sociabilités autour du logement, du travail et de l’exil, qui ont marqué leur quartier. Clients et patrons y assument, voire y affirment leurs origines sociales, ethniques, géographiques.

Il sera diffusé aux Acacias sans un des lieux d’investigation situé à quelques pas d’ici bientôt devant la CAF. D’autres cafés du secteur ( Beaubrun- Grenette)  sont aussi intégrés à la démarche de terrain. Venez découvrir ces témoignages touchants qui en disent longs de l’identité ouvrière stéphanoise et questionnent l’avenir du centre ville et de ces lieux d’hospitalité en voie de disparition.

Le son des rues // Les Formations SON // 12 & 16 janvier

Voici venue le temps de la journée de formation son pour nous perfectionner les uns les autres autour de la prise de son en vu de la fabrication d’objets/matières sonores. En effet , autour du projet Le son des rues, nous souhaitons créer une dynamique autour de la création sonore propice à créer des collaborations artistiques et humaines dans le quartier et au delà. Nous avons donc proposé un formation d’une journée de formation à l’ensemble de nos partenaires qui travaillent l’enquête et la matière Saint-Etienne ! Dépassés par la demande !! nous avons organisé deux cessions. P1170104

Pour quoi la journée Son ?
Nous bénéficions des apports techniques de Yoan Coste –  ingénieur son,  sensible à l’écriture documentaire – pour une première base d’apports théoriques et pratiques. L’idée est aussi d’échanger sur nos travaux d’enquête, sur nos pratiques, et de construire la formation à partir de nos besoins, de nos difficultés, nos envies. Nous faisons des séances d’écoutes collectives pour identifier les typologies de prise de son selon le matériel technique, les conditions d’enregistrement et revenir sur le montage pour s’orienter dans les possibilités infinies de ces matériaux… Nous allons faire de petits essais pratiques et aborder d’autres sujet (en format autoformation sur les techniques d’entretien par exemple, l’archivage des données ou dérushage…).
P1170110
P1170152
Pour qui la journée Son ?
Une dizaine de participants à chaque cession, de niveaux et pratiques très différentes : réalisateurs de documentaires, touche a tout artistiques musiciens, collecteurs de sons de témoignages, chercheurs, étudiants, designers…. Nous avons fléché sur des gens dont la pratique vient frotter le son et dont les travaux portent sur la révélation du réel !  École de l’oralité, collectif X, équipe crefad, Carton Plein, La Louce, et autres indépendants comme Dan un musicien électro-acoustique  qui vient d’arriver à Saint-Etienne….
P1170132
Avec quoi venir à la formation Son ?
« VENEZ avec son matériel d’enregistrement si vous avez
AVEC un morceau de quelque chose déjà collecté à faire écouter (bonne ou mauvaise qualité)
AVEC un exemple, une référence, quelque chose à faire partager qui vous enthousiasme ! »
ET ALORS ?
Écoutes sonores, temps d’échanges informels, expérimentations dans la rue avec quelques protocoles déjà testés :
>Compile de quartier : quel est votre morceau de musique préféré ?
>Travail mode d’emploi : Le métier de vos rêves ?
>The place to be : quel est votre commerce préféré ?
>Souvenir souvenir : un lei chargé d’un souvenir positif ou négatif ?
>Où on est là : dans quel quartier on se situe ?
>Liste des courses : chez les commerçants ; que vendez vous liste exhaustive)
L’occasion de tester les nouveaux apports techniques éprouvé la complexité d’intégrer les consignes dans la pratique…. Ce ci dit quelques petits bijoux émergent déjà… et cette séance collective réouvre des possibles!

Le son des rues // amorce d’écriture

Notre projet s’oriente vers la mise en place de parcours sonores et d’installations – graphiques et sonores – dans l’espace public autour d’un travail de mémoire (du travail et de l’immigration) dans le quartier Beaubrun (étendu jusqu’à la place du peuple/ et Tarentaize). Ce travail tente de créer des synergies entre acteurs du quartier (Babet, commerçants, associations culturelles…). L’idée est d’installer des manières de travailler durables et d’enrichir le débat socio-urbanistique sur l’avenir du secteur.

Différentes séquences se dessinent :

– d’abord une véritable enquête sur la généalogie de la rue de la Ville qui évoque faste et déclin mais surtout intensité de la vie de cette rue. Un plongeon dans des souvenirs pluriels qui se croiseront et se répondront.

p1160911
// Les mémoires recueillies (via pour l’instant une petites dizaine d’entretiens qui se poursuivent) évoquent l’attachement à la rue (typologie/ forme urbaine/ambiance..), les modes de consommation (les grandes occasions, les vêtements sur mesure, les réparations – loin du jetable au départ- et les mutations…), les formes de travail (rythme, transmission familiale, investissements…) l’interdépendance avec les grands équipements (notamment la CAF avec les versements des prestations sociales vite dépensées, les Beaux arts, la Comédie et ses flux…), les coopérations et liens de voisinages entre commerces (liens communautaires – culture arménienne – notamment rôle des enfants qui assuraient le lien et les livraisons), les tentatives vaines de regroupement et de renforcement de la dynamique commerciale (l’échec des associations, la vision trop élitiste de la rue qui a segmenté les commerçants, le manque de perception du centre historique, et un imaginaire collectif du cente historique qui part vers la rue des Martyrs de Vingré…), les politiques publiques et les échecs successifs (en tout cas le peu d’appui à la dynamique commerçante en déclin). Il y a encore plein d’autres choses mais pour l’instant tout est encore confus et au travail !
On organisera un temps en janvier avec les Archives (Caroline Costile)/ mais aussi Isabelle Brenas de Ville d’art et d’histoire sur l’histoire plus ancienne de la rue et avec un éclairage plus scientifique et distancié. Nous allons associer aussi  le Gemmos via Jean Michel Steiner sur l’histoire du monde ouvrier.

– On a un passage rue Émile Loubet très marqué par les commerces ethniques ( lien avec Beaubrun et secteur du quartier dit « Arabe »)img_8762

On voudrait à la fois aller voir la famille HADADI au cœur de la dynamique de la rue / une grande famille très reconnue dans le quartier/ la ville… Il y a aussi quelques commerçants avec des parcours très étonnants comme le patron du Thé à la menthe.
Donc là peut être parler du peuplement, de l’arrivée à Sainté et de l’enracinement progressif. Donner à voir la diversité des parcours mais surtout les modes de sociabilités (liés à histoire ouvrière). Cela peut permettre d’évoquer les cafés comme lieux d’accueil aussi en faisant un lien avec le projet porté par Catherine Gauthier en collaboration avec Sandrine Binoux.
– Ensuite nous passons sur la séquence Émile Loubet/ Beaubrun où l’on sera vraiment sur la question des mutations du travail :
Nous aimerions faire du terrain à la CAF/ voir si on peut interroger les employés mais aussi les usagers. Pour l’instant, nous avons juste fait des observations et nous rendons compte de l’importance et de l’impact de cette structure pour le quartier. Que va t  il devenir lors de son déménagement dans quelques mois ?p1160963
> Lien vers Beaubrun avec le pôle emploi du Babet (via Karima chouchou et Mireille Rogers), et un travail merveilleux d’accompagnement à la recherche d’emploi d’une population précaire. Là on voudrait vraiment parler de la transformation du rapport au travail, de la difficulté d’accès à l’emploi. Des galères de la précarité !

–  Il y aurait un passage sur les mutations de la ville pris par le prisme des métiers et des visions associées (certainement dans le quartier Tarentaize). Entre cette politique de reconstruction/ les grands équipements/ leurs départs successifs… L’exposition réalisée avec l’association de quartier de Beaubrun et les Archives pourra fournir de la matière. Peut etre parler aussi des travaux, des métiers de la construction, de celui d’urbanisme/ d’architecte…

Voilà une petite synthèse des réflexions en cours. Bien sur plein d’autres matériaux seront ajoutés. Des paroles passantes, des prélèvements tout autres liés à la démarche d’immersion au fil de l’eau qui nous déplace…

Habiter les rez-de-chaussée pour des rues vivantes