Des nouvelles ! Des projets ! du projet !

Le dernier post sur ce blog date de juin ! Il est temps de changer des choses, les nouvelles c’est maintenant.

 

 

Depuis le mois juin et notre workshop, de nombreuses choses se sont mises en place. En tout premier lieu, la boutique. Ce lieu comme nous appelons encore aujourd’hui comme tel s’est transformé en ce qui peut être convenu d’être appelé un tiers-lieu. Revenons un peu en arrière. En septembre, après une pause estivale, le Crefad a déménagé au premier étage. Petits travaux de peinture et mise en place du mobilier ont permis l’installation des nouveaux bureaux de l’association. Désormais, le niveau supérieur a retrouvé sa routine, voyant défilé devant lui de nombreuses activités. Le rez-de-chaussée n’est pas en reste.  Dans ce vaste espace, ses usages ont été réfléchis et commencent aujourd’hui à être testés. Notre souhait est d’en faire un espace modulable, adaptable à une diversité d’usages et de pratique : lieu de coworking pour les membres du réseau « ici-bientôt/chose », espace d’exposition ou de test pour les porteurs de projets ou terrain offrant la possibilité d’organiser des formations et animations des associations du quartier et du Crefad.

Depuis septembre, la boutique fut le lieu de plusieurs événements : Atelier éphémère de réparation, assocamp de Zoomacom et soirée restitution du voyage en Grèce de trois jeunes parties dans le cadre d’un service civique. Elle fut également le relais de nombreuses rencontres. Pour rappel d’autres événements sont programmés :
– Les mercredis 2, 16 & 31 novembre : atelier percussion de l’association l’École de L’oralité
– Samedi 12 novembre : Conférence gesticulée : « J’vais tout CAF’ter. Le RSA, un droit qui fonctionne à l’envers ». Par Leïla
– Et bien d’autres ! Toutes les informations sont disponibles dans l’onglet « agenda ». Vous trouverez également un open agenda, détaillant plus précisément ces différentes actions. Pour aller jeter un coup d’œil, c’est par ici (également disponible depuis l’onglet agenda).

Ici bientôt, la boutique, c’est aussi aujourd’hui un espace utilisé comme un lieu d’exposition et de médiation pour le projet. Cela nous permet de nous positionner non pas comme des experts, mais bien comme des « animateurs » du quartier, nous offrant alors la possibilité de produire un diagnostic plus fin des manques et des besoins d’un tel type d’espace, mais aussi d’être des intermédiaires  entre des différents partenaires du projet (porteur de projets – propriétaires – commerçants -associations du quartier – habitants – ville & institutions publiques) ; en somme, la pièce qui permet de mettre en réseau cette pluralité d’acteur.

Dans un futur proche, l’objectif est de finaliser l’aménagement de la boutique, afin de rentre ce lieu le plus accueillant possible et d’offrir au curieux, à vous qui lisez ce billet, ou à toutes les personnes avec qui nous travaillons, les meilleures conditions possible tant aux activités souhaitant être organisées qu’au projet en lui-même. Quant à lui, il avance tranquillement. De nouveaux contacts se tissent et des partenariats se mettent en plaçant !

 

Étant donné que nous n’avons pas tellement communiqué sur le projet, on vous propose, jusqu’en 2017, la retranscription des entretiens des commerçants rencontrés qui ne sont pas encore présents sur le blog, plus de nouvelles et quelques bonus ! Soyez attentifs !

Dernière chose, on a mis en place une newsletter ! N’hésitez pas à vous inscrire. Détournez le regard sur la gauche du site et laissez-vous guider par la magie du formulaire…

A très vite,
Ici ou là

 

WORKSHOP ICI BIENTÔT ! LES PERSPECTIVES

13413538_10206827006049540_8776009998737268205_nPerspectives depuis la Rue de la Ville – photo de Karine

Vendredi c’est bilan ! Affichette sur la porte pour expliciter la fermeture… Et oui ! c’est comme si nous faisions déjà parti du paysage de la rue  !

Le bilan collectif est enthousiaste : belle énergie d’équipe, enquête nourrie et efficace, accueil chaleureux des commerçants et passants, espace de travail adapté, perspectives riches… Hormis les voitures qui frôlent le bâtiment à toute bombe, la boutique a vraiment pignon sur rue et se trouve au carrefour des flux aussi bien que des envies ! Les perceptions négatives sont liées au manque de temps de préparation en amont, avec une semaine un peu trop chargée qui aurait pu être plus tranquille si nous avions pu distiller certaines parties du programme ou mieux anticiper. Nous espérons que des moyens financiers supplémentaires permettront de pallier à ces problèmes récurrents pour pouvoir se préserver un peu plus et garder nos belle énergie !

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En plus petit comité on imagine les suites : nos moyens très réduits nous contraignent à continuer à travailler sur la production du projet, tout en suivant le fil de la démarche mais cela sans engagements fermes. Nous sommes assez convaincus que cette boutique est vraiment adaptée à nos besoins, très visible, centrale… La rue de la ville est tant d’un point de vue patrimonial, qu’esthétique, sociale, ou politique un espace stratégique . Notre envie première de travailler sur le quartier Beaubrun nous pousse toutefois à nous questionner sur les liens possibles avec le cœur du quartier situé en contre haut. Nous imaginons donc une stratégie pour maintenir le QG de réflexion collective pendant au moins un an Rue de la Ville et envisageons des extensions ou un déplacement ensuite Rue Beaubrun, une rue aussi stratégique, plus lointaine et compliquée.

Pour maintenir et conforter la dynamique collaborative il semble important de concevoir des formats de projets coconstruits qui impliquent vraiment les associations et partenaires, en mettant au cœur les envies de chacun.

Deux projets semblent alors se dessiner :

>l’un tourné sur l’accompagnement à la création et la mutation d’activités (commerces, services et même activités associatives) piloté par le CREFAD potentiellement en lien avec le BABET, le CIDFF, les commerçants, les structures institutionnelles associées (SEM, CCI, assos de commerçants…) qui peut bien sur intégrer les autres membres du collectif. Un projet spécifique autour de entrepreneuriat féminin déjà lancé pourrait participer de la dynamique. Reste à voir aussi le lien avec le projet de la rue de la République porté par Saint Étienne Métropole.

>l’autre axe de travail se déploierait autour de la Rue de la Ville en elle même comme espace public porteur de mémoires et d’imaginaires. Nous imaginons un travail d’enquête ethnographique, une forme de laboratoire de conception pour mettre en vitrines l’histoire et les mémoires de cette rue incroyable. Ce volet, piloté par Carton Plein associera les comédiens du collectif X, des chercheurs, l’équipe de graphistes de TYPOTOPY, l’école de  l’oralité notamment via musique à Beaubrun, Yoan Coste ingénieur son… Des liens avec la Ville seront à construire, puisque qu’un centre d’interprétation du patrimoine serait en projet en contre haut dans la « Maison François Premier ».  L’objectif de ce travail de création serait de scénographier la rue de manière résolument contemporaine, et d’investir donc les boutiques et l’espace public, et pourrait aussi intégrer des formes spectaculaires comme les traversées déjà expérimentées par Carton Plein avec OVNI.

Affaire à suivre… Nous devrons rapidement structurer l’action collective, repenser nos outils de travail, nos temps de coordination, les formes de rencontres avec le collectif élargi,ses contours, la place de ceux qui veulent rejoindre la démarche… Nous avons encore quelques belles réunions en perspectives !

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WORKSHOP ICI BIENTÔT ! LES PORTES GRANDES OUVERTES

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Dès 16h arrivent les premiers visiteurs : voisins curieux, technicienne de la CCI, association Sainté shopping, quelques commerçants, passants, partenaires, élus… Nous avons imaginé des pôles pour partager l’enquête et l’enrichir. Un premier fait le point sur les enjeux urbains, synthétise les regards des commerçants sur le secteur, fait le bilan des projets urbains. Plus loin la frise chronologique prend forme et se nourrit des photos d’archives emmenées par certains commerçants, notamment M. Chauvet dont la boutique se révèle décidément être un vrai musée. Un autre pan de mur projette des photos des 3 jours de workshop, avec à côté une cartographie des acteurs impliqués ou concernés par les Rez de chaussée urbain et notre travail. Elle se complète avec les coordonnées et échanges du jour. Reste un pan de mur sur les perspectives et notamment l’on recueille des idées et envies d’occupation du lieu : espace de coworking, lieu de répétition de théâtre, délocalisation de réunions des structures du quartier, formations, ateliers, boutique test… On imagine aussi d’autres réinvestissements de boutiques. La vitrine évolutive attrape des morceaux de conversations, des regards, des réactions pour les afficher illico.  À l’extérieur, à côté du pôle accueil, la table Je cherche / Je propose permet de recueillir et de discuter autour d’annonces réelles : qui sont les porteurs de projets ? quelles sont les demandes ? quelles sont les offres ? les loyers sont ils adaptés ? Quelles nouvelles activités ? Comment mieux les accompagner ?…  Un dernier pôle permet de saisir quelques portraits sur le vif. Nous proposons un petit dispositif emprunté à la boite de production Les Beaux Yeux et l’agence Plausible possible. Sur un cahier, nous inscrivons des questions. Les interviewés les lisent, tournent les pages et répondent spontanément. Anthony capte ces regards.

WORKSHOP ICI BIENTÔT ! JOUR #3

Dernier jour de workshop ! Tout le monde (une dizaine de personnes encore ce matin) est en ébullition. On commence par faire un tour des commerçants pour les ré-inviter à la présentation du soir. C’est important !

On commence par le plan d’action journalier. « Et des actes ! » est le leitmotiv de la journée : c’est comme cela que l’on a intitulé la journée.

Deux équipes se dessinent pour l’atelier du matin. L’un autour d’Eddie Javel de Zoomacom autour du numérique pour prolonger les outils collaboratifs et créer du lien entre les nombreux acteurs du projet après le temps fort du workshop.

La deuxième équipe accueille Céline Duris de Saint-Étienne Métropole et Josyane France de la Cité du design. Nous voilà dans les questions plus précises de production du projet. Comment utiliser le soutien de la Cité via Human Cities pour tenter d’obtenir d’autres fonds publics ? Comment faire en sorte que les collectivités locales soutiennent le projet ? Pourquoi et sous quelle forme ? Quelle stratégie opérer ? Ce n’est pas évident car notre projet – bien qu’il soit vraiment bien reçu par l’ensemble des partenaires publics- sort toujours des cases et des secteurs d’interventions prioritaires ou des calendriers… il faut alors ajuster, distorde… On va trouver ! On attend le soir pour rencontrer les élus et techniciens concernés.

Céline Duris est en charge de l’accompagnement à la création d’activité, sur le champ de l’innovation. Saint-Étienne Métropole travaille à la création d’une pépinière multi-sites qui prendrait place rue de la république dans les boutiques vides pour accompagner l’installation de porteurs de projets. Nous cherchons comment faire converger nos projets car Ici bientôt se dessine dans cette même problématique. Le B.E.A.U. avait déjà proposé des boutiques tests et accompagné des porteurs de projets à trouver local à leur goût. C’est aussi l’idée de prototyper des services communs…

Avant de manger, atelier Scénographie et préparation de l’accueil du grand public prévu pour 16H jusqu’à 20h ! Comment accueillir le public ? Sous quelle forme ? Où installer quoi ? Toutes les données ne sont pas encore triées et digérées et il faut qu’elles soient lisibles et amendables le soir même par les invités et les passants. Il faut aussi avoir une vision plus claire de nos envies et des suites possibles du projet ! L’affichage se réinstalle, s’éclaircit. Des pôles de travail se constituent.

L’après-midi l’équipe Accueil peine à tout faire en même temps ! Les personnes venues pour l’atelier sont mobilisées pour réaliser des entretiens avec les passants : un restaurant cherche à vendre son fond de commerce et voudrait mobiliser la ville pour transformer la place Boivin pour accueillir des terrasses ; un autre vient témoigner de l’histoire de la rue où il est né et évoque la grande période Arménienne… Bref tout le monde à quelques chose de passionnant à nous raconter.

Habiter les rez-de-chaussée pour des rues vivantes